L’un des meilleurs groupes indés de la planète rock est de retour avec un nouvel album ayant pour objectif de remettre les choses en place. Il faut dire que les dernières sorties du groupe partaient dans un sens étonnant, la faute à une musique de plus en plus difficile à appréhender que l’on pourrait rapprocher à l’intellectualisation de Radiohead. La différence est que les Dandy reste une formation méconnue de la plupart même si leur succès en Europe est notable par rapport aux USA.
Les premiers albums absolument orgasmiques du groupe font que les Dandy Warhols gardent une cote importante auprès de son public et chaque album reste une curiosité. This Machine est leur huitième CD et montre directement un retour à des sons plus abordables en rappelant aux bons souvenir de ce qu’ils savent faire de mieux. Côté mystérieux, guitares qui grésillent ou qui balance parfois du riff, rythmique solide et voix posé sont autant d’éléments rassemblés avec brio dés les premiers morceaux de cet opus. La densité musicale est un élément fondamental et typique des Dandy Warhols qui crée une atmosphère très particulière. On retrouve cette sensation plusieurs fois.
Cependant, malgré quatre premiers morceaux qui envoient du lourd (quoique le quatrième est un instrumental), la suite est plus mitigé. C’est redondant ou sans saveur à l’image de Rest Your Hand et l’insupportable 18 Tons. Heureusement, I Am Free réveille nos instincts primaires dans le plus pur style Dandy Warhols à donner envie de danser à poil (vous n’êtes pas obligé). Le duo final déçoit encore par un manque de tempo certain, bien loin des prouesses passées.
This Machine est un bon album mais on ne peut s’empêcher de le comparer avec ce qui a déjà été fait. Quelques bonnes choses à retenir pour un résultat encore un peu brouillon mais qui mérite tout de même d’être écouté !
Titres clés: Sad Vacation; The Autumn Carnival; I Am Free; SETI vs The Wow! Signal
Un peu de culture musical avec ce retour sur un des albums m’ayant les plus marqués. R.E.M. est un formidable groupe aux facettes multiples usant de styles aussi improbables que maitrisés avec grande classe. En 1998, le groupe signe le plus contrat de l’histoire du rock (à ce moment là) mais perd de sa notoriété envers le grand public resté coincé sur Out Of Time et Automatic For The People. Up marque le début de la dernière période de R.E.M. qui doit retrouver ses marques avec le départ de son batteur toujours dans un but d’innovation. A ce niveau là, on ne sera pas déçu car l’électronique se mêle à la fête.
Bruce Springsteen est de retour en cette année 2012. L’un des musicos les plus engagés de la planète rock conserve son image de défenseur du peuple avec cette fois ci un album porté sur la crise économique. Dans Working On A Dream (2009), le Boss laissait place à l’espoir d’un renouveau dans la politique américaine mais prend maintenant une certaine distance dans une critique à coups de guitares de la surpuissance des banquiers et autres traders sur fond de crise. Jamais à court d’idées, ce 17eme album studio marque au contraire la passion inébranlable de l’artiste et du E Street Band pour la musique et son partage.
Depuis presque 40 ans, le groupe de hard rock australien AC/DC n’en finit pas d’enchainer les succès à chaque sortie d’album, subterfuge pour enflammer les stades du monde entier. Live at River Plate se déroule dans l’antre du prestigieux club de foot argentin lors de la tournée Black Ice clôturant deux ans de dates à travers le globe. Pour cette galette extraite de l’un des trois concerts "sold out", la production a mis le paquet avec 32 caméras HD, une énorme scène et des effets de lumières surement pas donnés !