Le best of ciné 2011

Tout le monde a balancé ses reviews cinéma 2011 en 2011 mais tout cela ne semble pas bien logique ! Puisque l’année est vraiment finie, j’ouvre officiellement la première cérémonie des CTCQJ AWARDS [applaudissements].

La crème de la crème

Parce qu’on ne lésine pas sur les détails, le meilleur film de l’année va donc se voir décerner le non moins prestigieux CTCQJ ULTIMATE APPROVAL symbole de l’excellence et de la jouissance cinématographique éternelle mais surtout récompensant celui qui restera dans les annales. Ce choix n’est pas anodin puisqu’un sondage mis en ligne ces dernières semaines a aussi recueilli votre avis. Bon, le succès a été quelque peu absent mais comme on le sait tous, le peuple français ne vote qu’une fois tous les 5 ans. De toute façon cela tombe bien car au final le choix des sondés est identique au mien, ce qui prouve la proximité et l’objectivité légendaire de CTCQJ. A noter que le reste du podium tient compte de mon choix personnel (mais s’avère tout à fait juste évidemment).

And the winner is…


Eh oui, Drive a envoyé du très lourd avec pas moins de 3 votes (incredible !) et mon approbation personnel. Il faut avouer que la conclusion de l’article annonçait déjà la couleur en Septembre dernier. Au départ sans prétention de blockbuster, Drive s’est montré comme un thriller d’exception qui a réussi à convaincre le grand public (un bon bouche à oreille vaut tellement plus qu’un paquet de millions !). La bande son a aussi cartonné au même titre que la nouvelle notoriété de Ryan Gosling, désormais star et sex symbol d’Hollywood. Le facebook du film a récemment demandé aux fans s’ils voudraient d’une suite… Ce n’est peut-être qu’une simple question mais si Drive veut garder cette cote de film culte, il vaut mieux en rester là ! Derrière tout cela le vainqueur est aussi le festival de Cannes 2011 qui a proposé d’excellents choix et permis à de nombreux films de sortir dans les grandes salles.

En deuxième, Somewhere n’a certes pas convaincu tout le monde mais ce film a vraiment touché mon cœur de pierre cinématographique. C’est rempli d’émotions et de petits trucs touchants malgré un côté un peu spécial qui instaure un faux rythme. Sans oublier la splendide bande son.
Sur la dernière marche du podium, Les Chemins de la Liberté confirment le très bon début d’année 2011. On pense avoir tout vu sur la deuxième guerre mondiale, mais force est de constater que le réalisateur de Master & Commander a de la suite dans les idées, le tout sublimé par un casting de haute volée.

Acteurs et actrices
Il y a certes les films mais aussi ceux qui endossent les rôles avec plus ou moins de réussite. En attendant une vrai cérémonie avec pleins d’invités, ouvrons sans plus attendre l’enveloppe….

Gosling sort du monde du cinéma indépendant et se taille une notoriété avec en particulier son énorme performance dans Drive. On l’a aussi vu dans Crazy Stupid Love, la comédie romantique mais pas trop et dans Les Marches Du Pouvoir aux côtés de Georges "Nespresso" Clooney. On en redemande !
Natalie Portman se retrouve sans surprise dans le classement. Elle a prise une dimension exceptionnelle cette année grace à Black Swan. Elle est aussi au casting de Thor, Sex Friends,… autant de trucs différents qui l’a propulse à un tout autre niveau comme lorsqu’elle devenue l’égérie de Dior. Ca y’est, Natalie est devenue une grande fille.
Michael Fassbender ressort lui d’une très bonne année devant les caméras avec trois films de haute volée. Il joue Magneto dans le très bon X Men, prend des risque dans Shame où il interprète un addict sexuel et se la joue psychanalyste dans A Dangerous Method sorti tout récemment. Et ouais, même avec un nom de robot on peut avoir la classe.

Dans le caniveau !
Finissons en beauté, ou plutôt en mocheté, avec ce qu’il faut à tout prix oublier de cette année 2011. Heureusement je ne me suis pas souvent trompé en allant au cinéma mais il m’arrive de faire des erreurs en étant attiré par un trop plein de bonnes intentions, un marketing efficace ou tout simplement une erreur d’appréciation ! Et puis comment savoir si les trucs biens sont biens sans avoir vu des trucs pas bien ?!


Navet, bouse, pourri, à iéch, naze, bref autant de mots pour signifier la nullité de Battle Los Angeles. Le pire c’est que rien n’est à sauver, même pas une scène ou une réplique. Je crois bien ne plus de tomber sur un film aussi insignifiant qui plus est au cinéma. Bon, il y a un moment d’une dizaine de secondes qui est sympa mais je vais éviter de spoiler le seul moment intéressant ;)
Et je ne dirai rien de plus sur Transformers 3 où Michael Bay a prouvé qu’il se transforme vraiment aussi facilement que ses robots en pompe à fric géante.
Captain America ne peut que décevoir a côté des excellents super héros du genre Batman ou X Men… Ca sent le roussi pour Avengers ?

Eh bien voilà, maintenant place aux Oscars et autres Césars ! N’oubliez pas d’aller au ciné en 2012, il paraitrait que cela rend aimable, intelligent, permet de vivre plus longtemps et surtout vous donne envie de lire ce blog (scientifiquement prouvé) !

Critique "Les Chemins de la Liberté"

Peter Weir est de retour après 8 ans d’absence. Eh oui, le réalisateur des excellentissimes Master & Commander et The Truman Show revient aux commande d’un nouveau long métrage. Est-ce un grand film ? La réponse dans ces quelques lignes.

SCENARIO : Plus fort que Koh-Lanta

L’histoire à lieu en 1941, en pleine Seconde Guerre Mondiale. Tout commence au fin fond de la glaciale Sibérie dans un goulag où les ennemis de la dictature communiste de Staline sont emprisonnés. Le quotidien de ses hommes est très dur que ce soit pour manger à leur faim un tenir le choc dans les mines. Chacun tache de survivre en formant des clans ou en ayant recours à des trafics en tout genres (clopes, nourriture, vêtements,…). Mais voilà qu’une poignée de prisonniers décide de s’enfuir. La tache ne sera pas aisé car le camp est perdu au nord est de la Russie. Pour retrouver la liberté il va falloir parcourir des milliers de kilomètres jusqu’en Inde en traversant la Mongolie ou encore le Népal.

Voilà enfin un scénario sur fond de guerre qui ne traite pas des combats. C’est un film de survie, il faut subsister en trouvant de quoi boire et manger dans des environnements toujours plus hostiles (désert, steppes, haute montage). Certains moments sont poignants comme lorsque les évadés arrivent en Mongolie et découvrent que l’URSS s’étend maintenant jusque là,… impossible de se déplacer librement sous peine de se faire repérer et de risquer la mort ! Difficile de ne pas verser une larme pour un film qui n’a pourtant pas la prétention de tomber dans des clichés cinématographiques à transformer tout le monde en madeleine.

CASTING/PERSONNAGES : La guilde des héros

Pour éviter de tomber dans l’ennui il fallait une bande de survivants qui a de la gueule. On retrouve donc tous les profils psychologiques : le dangereux, le costaud, le cerveau, le vieux dur, le marrant et la tendresse ! Tout cela mené par deux monstres que sont Colin Farrell (super dans ce film) et Ed Harris notre vieux cowboy du cinéma qui brille une fois encore par sa présence à l’écran. On découvre d’inconnus (en tout cas pour moi !) et talentueux acteurs comme Jim Sturgess et la jeune Saoirse Ronan. N’oublions pas l’apparition du méchant de l’année 2010, mister Mark Strong.

MISE EN SCENE : National Geographic

L’ami Weir nous sort encore de superbes images comme dans Master & Commander. Les prises de vues sur les paysages sont vraiment magnifiques même dans les lieux les plus désuets tels le désert. Chaque image donne un sens au film et nous transporte dans les émotions que peuvent ressentir les personnages. Du très bon sans aucun doute avec à la fin un petit cours d’Histoire du communisme pour les nuls.

BANDE SON : Pekin Express

On passe de belles envolées classiques de la découverte des paysages au silence du désert. On apprécie la découverte des cultures des pays traversés à travers entre autre les langages d’origines non sous titrés qui force à ce dépaysement. Tout aussi intéressant, pas un bruit d’arme à feu, rare pour un film de cette période.

INTERET :

Il aura fallu attendre 8 ans pour apprécier un nouveau long métrage de Peter Weir et c’est encore une réussite ! Un très beau film sur la survie de personnages attachants dans un monde où ils sont les ennemis. Si vous avez aimé Les Insurgés (avec Daniel Craig), vous aimerez les chemins de la Liberté à la différence que cette fois, l’histoire vraie a été assez romancée. Bon sang, encore un CTCQJ APROVED !