Une Place à Prendre (de JK Rowling)

Harry, c’est fini ! Eh oui, après vingt ans au service d’un univers extraordinaire sorti tout droit de son imagination, JK Rowling décide de tourner la page avec comme premier roman post Potter un pavé de 700 pages qui sont une fois encore le parfait reflet de son esprit traumatisé.

Nous sommes à Pagford, une petite ville anglaise charmante où le conseiller paroissial meurt prématurément d’une rupture d’anévrisme. S’en suit alors une lutte pour reprendre le flambeau.

Avant d’être riche comme Crésus, JK Rowling a connu les pires galères qui ont tout d’une chienne de vie. On retrouve toutes les cicatrices de cette existence à travers les Harry Potter. En effet, le jeune Harry est orphelin, il vie chez un oncle indigne et se retrouve au centre d’une prophétie pas cool dont la Mort en personne aimerait se débarrasser. Un beau destin de merde bien lourd à porter.

L’univers fantastique de Poudlard n’existant plus, Pagford est le seul théâtre du livre. Comme chez les Dursley, la réalité est moche et les gens plus détestables que jamais. Tout ce qui fait le mauvais de l’être humain se retrouve dans les personnages qui sont amateurs de ragots, immatures, égocentriques, racistes, psychologiquement instables ou "simplement" drogués. Une fourchette impressionnante qui ferait passer la race humaine pour irrécupérable si des extraterrestres se mettaient à nous analyser à travers le roman.

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The Walking Dead, le jeu vidéo

The Walking Dead Saison 1 - jaquetteLa mode des zombies ne s’arrête pas. C’est vraisemblablement grâce au livre de Max Brooks, World War Z, que l’épidémie a touché le monde entier. On en découvrira d’ailleurs l’adaptation cinématographique (très libre) l’été prochain avec Brad Pitt au casting.
En ce moment c’est The Walking Dead qui se tape le devant de l’affiche en étant présent à la télé, en BD et donc en jeu vidéo.

C’est sans une attente particulière que le jeu est sorti au printemps 2012. Mais au fur et à mesure que les épisodes étaient disponibles (comme une série), les éloges flatteuses se sont amoncelées à travers les sites spécialisés. Gamekult, réputé pour sa juste sévérité a lâché un 9, ce qui est suffisamment rare pour être signalé. Les soldes Steam d’hiver étaient donc une excellente opportunité de tester cette curiosité à petit prix.

The Walking Dead se découpe en cinq épisodes pour un total d’environ 10h de jeu. La narration se construit comme une série télé. On apprend doucement à découvrir les personnages et les événements majeurs sont placés à des endroits précis ce qui rend l’ensemble parfaitement cohérent. Pourtant rien de plus bateau dans le domaine, le but est de survivre au sein d’un groupe sans se faire choper par une horde de goules ou de rebelles.

On a donc affaire à une série interactive où les phases de jeu concernent de simples recherches d’indices ou d’objets à travers de petits décors. Ce qui fait la différence, c’est l’énorme qualité scénaristique du soft. Nous sommes dans la peau de Lee et notre action a des conséquences sur le déroulement de l’histoire. Chaque dialogue suit la ligne de votre choix. En effet, comme dans un jeu de rôle, il y a jusqu’à quatre possibilités de questions ou réactions pouvant avoir des conséquences considérables.

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L’heure du bilan 2012 a sonné

2012 appartient désormais au passé, et même si la fin du monde s’est avérée quelque peu décevante (et surtout fichtrement énervante), le millésime 2013 promet déjà de bonnes choses au moins au niveau cinéma.

Avant cela, jetons un dernier coup d’œil à l’année écoulée.

Des cétécékujistes toujours plus nombreux

Commençons par les chiffres. Vous avez été plus nombreux que l’année dernière à visiter CTCQJ malgré les quelques problèmes divers connus au printemps avec l’échec de la migration chez un hébergeur. Quoi qu’il en soit, c’est plus de 1000 pages vues en plus par rapport à 2012: et ca c’est beau. Un chiffre d’autant plus encourageant qu’il grimpe chaque mois depuis Aout. En espérant que cela continue afin que CTCQJ devienne le modèle ultime de pensée unique, ma pensée évidemment.

Le top 5 des articles vus cette année me surprend pas mal, c’est souvent ceux dont on en attend le moins qui marchent le plus ! De quoi réfléchir pour les sujets 2013.

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L’année ciné vue par les blogueurs

Le temps des rétrospectives est arrivée ! Comme chaque année, le traditionnel bilan cinématographique est de rigueur sur CTCQJ.
Pour commencer, quelques confrères blogueurs habitués des salles obscures se sont pris au jeu de raconter ce qu’ils ont retenu de l’année 2012. Je les en remercie bien bas et j’espère que cette coopération ne sera pas la dernière !

http://ctcqj.files.wordpress.com/2012/12/kill-list-11-07-2012-1-g.jpg?w=300

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Jack Reacher (de Christopher McQuarrie)

Jack ReacherDernier détour de 2012 dans une salle obscure et comme l’année dernière c’est bien l’ami Tom Cruise qui est en tête d’affiche. Le scientologue semble avoir décidé de retourner une fois par an sur les plateaux, sans doute un manque de fracassage de méchants.

En plein après midi à Pittsburgh, un tireur fou abat cinq personnes. La Police retrouve rapidement le coupable et celui ci évoque le nom de Jack Reacher durant l’interrogatoire. Cet ancien de la Police militaire américaine va alors comprendre qu’un incroyable complot se trame derrière son ancien collègue de l’armée. La force est le seul moyen de savoir ce qui se cache derrière cette histoire.

Autant dire que le film commence sur un ton très grave qui pourra même paraitre déplacé pour certains à l’heure où les États Unis vivent le deuil d’une nouvelle effroyable fusillade. Cette introduction calme vite les esprits par sa froideur et son réalisme.

Jack Reacher rentre très vite en scène, c’est un personnage finalement assez stéréotypé. Un ancien de l’armée, reclus du monde et qui, énervé, dérouille n’importe qui. Heureusement ce penchant vu et revu est catalysé par un sens de l’humour plutôt bien senti, une sorte d’auto parodie du personnage qui ne perd cependant pas vraiment en crédibilité. Ca mouche rouge et ça passe pas mal !

Jack Reacher : photo David Oyelowo, Richard Jenkins, Tom Cruise

Comme dans chaque film américain, le commissaire est black

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Cogan : Killing Them Softly (de Andrew Dominik)

Cogan : Killing Them SoftlyPrésenté à Cannes mais reparti bredouille au printemps dernier, Cogan: Killing Them Softly avait de quoi attirer quand on sait la qualité des films avec Brad Pitt au casting. Il aura donc fallu attendre quelques mois pour enfin voir ce que bon nombre de journalistes considèrent comme l’un des meilleurs films de l’année 2012.

Dans une banlieue miteuse des Etats Unis, un duo de malfrats pas très futés braquent un casino clandestin. Cogan, un tueur à gage qui ne se laisse pas faire, est employé par le gouvernement pour nettoyer ce joyeux bordel.

Éloge journalistique ne signifie pas forcement succès critique de la part du public. En voilà le parfait exemple !

Cogan sent la masturbation intellectuelle à plein nez (beurk). Le film se veut doté d’une dimension politique où cette sombre histoire n’est qu’une image de la réalité américaine face à la langue de bois des politiciens et donc de Barack Obama.

L’action se passe en 2008 au moment de l’Élection Présidentielle et de nombreuses scènes font échos aux événements et à la situation de la crise économique à travers des journaux radios et télévisés. Il est intéressant de constater que quelqu’un ose s’attaquer à Obama mais pour pouvoir bousculer les idéaux, faut il en avoir les capacités.
Le message délivré dans Cogan est difficilement compréhensible. Pourquoi ce rapprochement ? Quel est le but du message ? Et ce n’est pas la réplique finale qui fera avancer les choses. SI le film cherche à faire réfléchir c’est perdu car le fond n’explique pas la forme et vice versa.

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