Harry, c’est fini ! Eh oui, après vingt ans au service d’un univers extraordinaire sorti tout droit de son imagination, JK Rowling décide de tourner la page avec comme premier roman post Potter un pavé de 700 pages qui sont une fois encore le parfait reflet de son esprit traumatisé.
Nous sommes à Pagford, une petite ville anglaise charmante où le conseiller paroissial meurt prématurément d’une rupture d’anévrisme. S’en suit alors une lutte pour reprendre le flambeau.
Avant d’être riche comme Crésus, JK Rowling a connu les pires galères qui ont tout d’une chienne de vie. On retrouve toutes les cicatrices de cette existence à travers les Harry Potter. En effet, le jeune Harry est orphelin, il vie chez un oncle indigne et se retrouve au centre d’une prophétie pas cool dont la Mort en personne aimerait se débarrasser. Un beau destin de merde bien lourd à porter.
L’univers fantastique de Poudlard n’existant plus, Pagford est le seul théâtre du livre. Comme chez les Dursley, la réalité est moche et les gens plus détestables que jamais. Tout ce qui fait le mauvais de l’être humain se retrouve dans les personnages qui sont amateurs de ragots, immatures, égocentriques, racistes, psychologiquement instables ou "simplement" drogués. Une fourchette impressionnante qui ferait passer la race humaine pour irrécupérable si des extraterrestres se mettaient à nous analyser à travers le roman.

La mode des zombies ne s’arrête pas. C’est vraisemblablement grâce au livre de Max Brooks, World War Z, que l’épidémie a touché le monde entier. On en découvrira d’ailleurs l’adaptation cinématographique (très libre) l’été prochain avec Brad Pitt au casting.


Dernier détour de 2012 dans une salle obscure et comme l’année dernière c’est bien l’ami Tom Cruise qui est en tête d’affiche. Le scientologue semble avoir décidé de retourner une fois par an sur les plateaux, sans doute un manque de fracassage de méchants.
Présenté à Cannes mais reparti bredouille au printemps dernier, Cogan: Killing Them Softly avait de quoi attirer quand on sait la qualité des films avec Brad Pitt au casting. Il aura donc fallu attendre quelques mois pour enfin voir ce que bon nombre de journalistes considèrent comme l’un des meilleurs films de l’année 2012.