hoc_s3_keyart_tarmac_us-main-720x1064Première chronique série tv sur CTCQJ grâce à la gracieuse invitation de 00Ced. Et pour commencer, allons de l’autre coté de l’Atlantique où Netflix vient de proposer une 3e saison des aventures du politicien le plus abjecte de Washington : Frank Underwood.

Depuis 2013, on suit l’ascension de ce politicien sans scrupule qui s’est fixé comme objectif de conquérir le Capitole par tous les moyens les moins démocratiques à sa disposition. Au terme de la saison 2, c’est chose faite avec notre personnage principal que nous nommerons President Underwood. Oups, je vous ai spoilé ? Promis, il n’y en aura plus aucun dans les chroniques à venir. Mais le fait que Underwood ait conquit le Bureau Ovale est à la base de cette nouvelle saison.

Voilà qui pourrait faire peur ! Pendant 26 épisodes, on a suivi avec délectation un jeu de massacre purement américain. La première saison nous plongeait à travers différents moments de la vie politique avec ses complots et ses traîtrises, et le 2e nous proposait des règlements de compte beaucoup plus complexes entre les personnages proches du pouvoir. On pourrait donc se demander ce qu’il reste à nous montrer sans se répéter, maintenant que le plus coriace des requins de la politique joué par le méchant Kevin Spacey a enterré tout le monde.

Et bien la saison 3 nous réserve bien de nouvelles aventures ! Tout d’abord, parce que la meilleure défense, c’est l’attaque : aussi roublard puissent être Frank Underwood, sa femme et ses alliés, on ne défend pas son siège de la même façon qu’on le conquit. Deuxièmement, parce que Maison Blanche rime avec de nouvelles variables à explorer : politique étrangère, ONU, chômage et catastrophes naturelles sans oublier les élections présidentielles qui se profilent à l’horizon 2016… Autant de nouvelles thématiques que l’on n’avait pas encore vu et qui posent de nouveaux défis à Underwood.

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Du costard, des tailleurs… et beaucoup de pouvoir par derrière

On retrouve donc ce plaisir de voir des personnages sans scrupules se charmer, s’allier, se trahir et comploter pour atteindre leurs objectifs, avec toujours les apartés savoureux entre Underwood et le spectateur complice ainsi que deux nouveaux adversaires de taille : une candidate honnête et un président russe, joué par le spectaculaire Lars Mikkelsen, avec encore moins de scrupules que Mister President.

Mais le cœur de la saison 3 n’est pas là. On pourrait croire que House of Cards n’est qu’une autre de ces séries avec les figures vues et revues de la politique américaine. Sauf que le travail de Beau Williamson se concentre sur la notion de pouvoir et la manière dont celui ci motive les hommes. Il s’agit d’une fiction, il s’agit d’un thriller, il s’agit de personnages sombres que la série pousse au fond d’eux même et de leur soif de conquête. De plus, depuis le début , Frank Underwood a pour meilleur allié sa femme Claire jouée par la fantastique Robin Wright. La narration se concentre sur leurs relations complexes, car si c’est le couple qui a conquit le fauteuil de Président, la grande question est de savoir s’il y a assez de place pour deux derrière le bureau.

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House of Cards propose d’abord une plongée au cœur de ses personnages, de leurs ambitions vertigineuses et de leurs motivations complexes. L’intrigue traîne parfois à s’approfondir mais au delà du jeu de massacre, vous serez surpris au fur et à mesure que les enjeux politiques laissent la place aux rapports humains. Pour autant, chaque épisode est parfaitement millimétré au niveau du scénario et donne un bel espace aux personnages pour s’affirmer. Il ne faut pas oublier les dialogues savoureux ni la musique de Jeff Beal qui apporte un plaisir auditif aux thèmes renouvelés de l’ensemble de la série.

Alors qu’attendez vous ? Bienvenue à Washington !

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Cinévore reconverti dans les séries. J'adore parler de mes relations fusionnelles avec les films et séries qui ont su me séduire ! Spécialité : Séries

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