Gotham était moyennement enthousiasmante.

Oh, elle était riche en personnages hauts en couleur, en ennemis bien méchants et surtout, elle était prompt à résoudre les énigmes en deux coups de Bat-cuillères à pot, tout en nous gardant sur notre fin sur ce qui allait suivre (voir notre article sur la saison 1).

La saison 2 s’ouvre donc sur la suite directe de la saison 1, comme si 5 minutes ne s’étaient pas déroulées, sauf dans certains arcs narratifs où quelques mois sont passés (la réalisation est vraiment nulle).

Donc, Bruce vient de découvrir la Bat Cave avant qu’il ne la crée (toujours aucun libre arbitre dans cette saison à part le destin tracé par DC Comics), Gordon s’est une fois de plus trouvé éjecté de la GCPD (Gotham City Police Department), mais on sait que ça lui prendra tout au plus un épisode pour la réintégrer. Sa copine est toujours gorgous, Pingouin est toujours aussi arriviste même s’il est maintenant à la tête de la pègre de Gotham.

James Frain
Comme d’habitude, ce sont les anglais qui ont les meilleurs rôles.

Sauf que soudain, James Frain apparaît. James Frain, il joue le vampire de True Blood qui nous met le plus mal à l’aise. On le voit dans la saison 2 de True Detective, où il a l’air relativement inoffensif, jusqu’à ce qu’il se révèle aussi pourri et corrompu que les autres personnages. Avec l’arrivée de cet anglais très talentueux dans Gotham, on arrive à quelque chose de neuf parmi les personnages.

Soudain, Gotham passe à un degré supérieur que le rythme binaire de la première saison, où 0 est bon et 1 est méchant. Tout d’un coup, on a des 0,5, où 0,5 n’est pas seulement un méchant en devenir, cela devient plus complexe. Plus méchant que certains, moins que d’autres, et avec un avenir pas totalement tracé. Des groupes et des hiérarchies se forment, plutôt que d’avoir un enchaînement de méchants lambda et de mafieux se trahissant sans fin.

James Gordon
Jim Gordon devient presque intéressant

Tout d’un coup, Jim est prêt à faire de vrais compromis, Le Joker n’est pas en haut de la pile, certains personnages que l’on croyait bons deviennent tout d’un coup  tout autres que ceux qu’on attendait. L’ombre d’une équipe suicidaire s’insère dans le gentil Gotham, un certain Bruce cesse de jouer « by the rule« . Ok, la réalisation est toujours aussi mauvaise avec ses effets cousus de fils blancs, ses dialogues pas toujours convaincants, et des bruitages catastrophiques, mais il semble que les personnage de Gotham sortent enfin de leur case BD pour devenir de vrais personnages avec de l’épaisseur.

approved

PS : mention spéciale pour Sean Pertwee, fils du Seconde Docteur, qui est le seul à être constamment excellent sans être trop caricatural, rejoint maintenant par la plupart des acteurs qui sont enfin au sommet de leur jeu.

Et puis une photo de Bruce Wayne aussi. Malgré la tripoté de personnage, c'est quand même lui qui est censé avoir une identité secrète.
Et puis une photo de Bruce Wayne aussi. Malgré la tripoté de personnage, c’est quand même lui qui est censé avoir une identité secrète.

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Cinévore reconverti dans les séries. J'adore parler de mes relations fusionnelles avec les films et séries qui ont su me séduire ! Spécialité : Séries

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