Détails sur le produitAvez-vous entendu parler de Victoria Williams? C’est une chanteuse américaine originaire de Louisiane, née en 1958. Elle a signé deux albums à la fin des années 80 qui ne sont pas passés inaperçus auprès de ses pairs musicaux. Parmi eux Lou Reed et Lucinda Williams que l’on retrouve dans cet album hommage qui lui est consacré. Au début des années 90, elle semble promise à un bel avenir, ouvrant notamment pour Neil Young en 1992. C’est précisément au cours de cette année-là que son monde s’est effondré. Des problèmes de santé récurrents ont fait tomber le cruel verdict: elle est atteinte de la sclérose en plaques. De plus, n’ayant aucune couverture sociale, les frais médicaux ont commencé à s’empiler et elle s’est retrouvée dans l’incapacité d’y faire face. Alors que faire?

Organiser des concerts de charité et surtout faire appel à plusieurs noms célèbres du rock pour enregistrer un album hommage à l’intéressée fut une idée géniale et contribua à la création de l’association Sweet Relief Fund. Cette association fondée par Victoria Williams et encore en activité aujourd’hui aide les musiciens américains à régler leurs problèmes financiers médicaux. Pour en revenir à cet album, les groupes ou artistes présents ont enregistré chacun une reprise de la chanteuse et le résultat est tout à fait convaincant. En effet, contrairement à la majorité des albums hommages qui laissent une impression d’inégalité entre les reprises (due sans doute au style particulier des différents artistes présents sur ce type d’album), Sweet Relief: a Benefit for Victoria Williams est d’une cohérence exemplaire comme si les noms s’étaient concertés pour abandonner leurs différents horizons musicaux avant d’enregistrer et créer ainsi une œuvre homogène. En plus de rendre une lecture très personnelle des chansons de Victoria Williams, plusieurs artistes ont crées de petites merveilles. « Summer Of Drugs » de Soul Asylum en fait partie, de même que « Crazy Mary » de Pearl Jam, Lights des Jayhawks (Victoria Williams épousera plus tard le chanteur du groupe Mark Olson) ou « Frying Pan » des Lemonheads qui prouve, au passage qu’Evan Dando avait un talent particulier derrière sa belle gueule. Ces artistes (à qui Victoria Williams renverra l’ascenseur en faisant des apparitions en concert avec eux) ont parfaitement su capter l’essence des chansons de Williams qui évoquent des souvenirs passés nostalgiques ou des faits de la vie quotidienne en apparence anodins mais rendus authentiques.

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Sweet Relief: a Benefit For Victoria Williams est donc une belle réussite qui porte bien son nom pour ce que son enregistrement a engendré par la suite. D’ailleurs, l’expérience sera couronnée par un succès critique et commercial. Trois ans plus tard, un autre musicien handicapé, Vic Chesnutt fera lui aussi l’objet d’un album hommage auquel participeront R.E.M., les Indigo Girls, les Samshing Pumpkins et même Madonna! J’en parlerai peut être dans une autre chronique.

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Musicophage invétéré vivant au rythme de riffs grisants et autres lignes de basses cataclysmiques. Spécialité: musique rock.

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