Heaven Up Here (Expanded & Remastered)En 1981, le prestigieux magazine britannique New Musical Express a élu ce deuxième album d’Echo & The Bunnymen, le meilleur disque de l’année. C’était justice et aujourd’hui encore, les historiens du rock le considèrent comme l’une des productions musicales les plus marquantes de la première moitié des années 80. Dernièrement, Rolling Stone l’avait inclus dans les 500 meilleurs albums de l’histoire du rock.

[youtube_sc url= »http://www.youtube.com/watch?v=erKtIsnisp4& »]

Groupe phare de la new-wave, originaire de Liverpool, Echo & The Bunnymen a marqué de son empreinte musicale les années 80. Original, le groupe l’était dans ses choix artistiques, préférant se remettre en question à chaque nouvel album, quitte à déstabiliser l’industrie du disque. Si le premier album, Crocodiles (1980) était très marqué par le punk, en particulier Television, pour ses parties de guitares hachées menues, ce deuxième album privilégie davantage les textures atmosphériques qui donnent à plusieurs chansons une construction quelque peu déroutante, notamment sur Show Of Strength ou Over The Wall. Le groupe réussit à digérer ses influences Doors/Velvet Underground pour créer des climats envoûtants où chaque musicien apporte sa pierre à l’édifice. Ian McCulloch pourrait être l’un des héritiers légitimes de Jim Morrison. Will Sergeant fait crisser ses guitares comme personne. Les Pattinson fait des merveilles avec son jeu de basse tandis que Pete De Freitas démontre qu’il était un batteur hors pair (il mourra dans un accident de moto en juin 1989). Au final, il est difficile de ne pas se laisser toucher par la grâce de titres tels que A Promise ou le lugubre The Disease. Car Heaven Up Here est un album sombre où l’on cherche la lumière. Le titre de l’antépénultième chanson veut tout dire: No Dark Things tandis que Turquoise Days contient ces paroles optimistes: « panic will pass/you’ve got a problem/come on over ».

[youtube_sc url= »http://www.youtube.com/watch?v=e5HeBtrHlX4& »]

Echo & The Bunnymen a donc passé avec succès le cap du « toujours difficile deuxième album » et la suite ne décevra pas tout de suite, du moins jusqu’au magnifique Ocean Rain (1984), dernier véritable chef-d’œuvre du groupe.

NB: l’album fut réedité en 2003 avec des morceaux bonus dont la face B du single A Promise, Broke My Neck, quasi instrumental de plus de 7 minutes au parfum de Gang Of Four. Réedition valant largement le détour!

About the author

Musicophage invétéré vivant au rythme de riffs grisants et autres lignes de basses cataclysmiques. Spécialité: musique rock.

Related Posts

Facebook Comments

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

You may also like

Back From Rio (de Roger McGuinn)

Comme l’a écrit Philippe Manoeuvre dans le deuxième