Détails sur le produitEn tant que féru de rock, je n’apprécie guère l’Éminence Grise de Rock & Folk, Philippe Manœuvre mais ce dernier m’a fait plaisir en incluant dans le deuxième tome de sa « Discothèque Idéale » paru en 2011, l’un des meilleurs albums de hard rock des années 80: Electric du Cult. D’ailleurs contrairement à d’autres groupes renommés de ce genre comme AC/DC ou Guns N’Roses, The Cult est toujours plus ou moins resté dans la catégorie des seconds couteaux alors que leurs albums des années 80 ont bien tenu le coup et leurs chansons se réécoutent avec toujours autant de plaisir. En outre, il faut rendre justice au chanteur Ian Astbury et au guitariste Billy Duffy, les 2 principaux piliers du groupe d’avoir su créer une synthèse musicale entre post-punk et hard rock avec un soupçon de rock gothique et une touche de rock héroïque. Pas mal me direz-vous!

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En 1986, le groupe (qui tout le long de sa carrière va connaître d’incessants changements de personnel autour d’Astbury et de Duffy) a déjà publié 2 albums dont Love (1985) qui les a imposés auprès du public européen grâce à ses 2 tubes imparables: Rain et She Sells Sanctuary. La bande ne compte pas en rester là (les États-Unis sont quelque peu réticents à les adopter) et tente d’enregistrer un successeur intitulé provisoirement Peace mais mécontent du résultat, le groupe ronge son frein jusqu’à une rencontre providentielle avec Rick Rubin. A cette époque, le producteur a déjà commencé à se faire un nom en produisant les Beastie Boys et Slayer. Il propose au groupe de tout reprendre à zéro et de réenregistrer tout l’album. Démarche artistique payante puisque le résultat, comparé à Peace qui semblait surchargé s’avère épuré, dépouillé et gagne ainsi en efficacité. S’il est difficile de ne pas penser à AC/DC ou Led Zeppelin, la force d’Electric réside dans son impressionnante cohérence. Les chansons, d’entrée de jeu accrocheuses fonctionnent les unes avec les autres, se complètent admirablement sans rupture de rythme. Tout le disque est une usine à tubes et Wildflower, Lil’ Devil, Love Removal Machine sortiront en singles pour se retrouver classés dans le hit-parade britannique. L’Amérique commencera à se pencher sérieusement sur le cas Cult mais le groupe explosera définitivement au pays de l’oncle Sam avec leur opus suivant: Sonic Temple (1989). J’accorderai également ma bénédiction à la reprise convaincante du Born To Be Wild de Steppenwolf et Aphrodisiac Jacket, ne serait-ce que pour son riff qui tue!

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J’ai toujours pensé que 1987 avait été l’un des meilleurs crus musicaux des années 80 sur lesquelles il est facile de cracher. Electric a sa place d’honneur au côté d’autres œuvres maîtresses parues cette année-là comme the Joshua Tree de U2 ou Sign O’ The Times de Prince. Fans de hard-rock et de rock tout court, qu’attendez-vous pour vous jeter dessus?

NB: cette chronique a été rédigée sur papier le lendemain du 02 novembre 2013 qui, ce soir-là a vu the Cult interpréter au Bataclan parisien Electric dans son intégralité. Leur prestation impressionnante a donné envie à l’auteur de chroniquer cet album quasiment sur le champ!

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Musicophage invétéré vivant au rythme de riffs grisants et autres lignes de basses cataclysmiques. Spécialité: musique rock.

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1 Comment

  1. Hi Xavier,
    Un groupe sympathique, je trouve que c’est peu original, mais à mon avis le hard rock est en lui même un genre étroit. En tout cas c’est difficile de ne pas bien aimer.
    En 1979 parut mon album « top priority » que je trouve plus agréable à écouter, grâce à son coté plus blues/hard/southern rock. Je trouve que the cult manque un peu de cette variété d’influence, d’un peu de folie créatrice, du genre « jouer de la cithare », if you see what I mean. Trop enfermé dans le hard rock quoi.
    Mais enfin je pinaille, ça reste du bon son, moins commercial que rem!

    See you soon,


    Rory

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