Détails sur le produitDurant l’histoire des Fab Four, le tandem de choc Lennon-McCartney a composé la grande majorité de leurs chansons tandis que Ringo Starr s’en est octroyé quelques-unes. De son côté, le « quiet Beatle » s’est vu caser quelques compositions sur leurs albums dont certaines sont devenues des chefs-d’oeuvres comme « While My Guitar Gently Weeps » sur le double album blanc (1968) ou « Here Comes The Sun » sur Abbey Road (1969). Ce talent de compositeur que l’on avait pressenti à l’écoute de ces perles éclate au grand jour avec la sortie de ce monumental triple album à l’automne 1970.

Alors que le plus célèbre groupe de l’histoire du rock n’est plus, George Harrison ressort les nombreuses chansons qu’il avait composées durant leur carrière et sous la houlette de Phil Spector, investit les studios Abbey Road en compagnie d’une kyrielle de musiciens et d’amis renommés: Eric Clapton, Ringo Starr, le groupe Badfinger, Billy Preston.

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Selon Mick Brown dans sa biographie « Phil Spector: le Mur Du Son », l’inventeur du « Wall Of Sound » a commencé à s’adonner sérieusement à la boisson en produisant l’album mammouth de l’ex-Beatle car il était déprimé par certains « clichés britanniques » comme la nourriture et le temps. Cela ne l’a pas empêché d’accomplir un travail époustouflant, digne d’admiration et de mettre ses secrets de production au service des chansons de Beatle George. Sans les alourdir, les effets sonores, les réverbérations et les échos aboutissent à un résultat enchanteur. Inutile de tourner autour du pot: quasiment chaque chanson est une merveille. Du tube « My Sweet Lord », numéro un mondial dont l’histoire sera quelque peu entachée par le procès pour plagiat avec le « He’s So Fine » des Chiffons à « Ballad Of Sir Frankie Crisp (Let It Roll) » en passant par « Isn’t It A Pity et I’d Have You Anytime », on est constamment séduit par les mélodies ravageuses (dont certaines ont été offertes comme « If Not For You » de la part de Bob Dylan) et alliées à la puissance de la production. Mais ce qui ajoute à l’admiration est le mysticisme qui enveloppe les compositions; sans oublier de délicieuses parties de guitare où il suffit à l’ex-guitariste des Beatles de jouer quelques notes pour atteindre une intensité fulgurante, imposant par la même occasion son style si particulier.

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Un mot sur les « jams » de la fin du disque: si elles ne méritent pas le dédain avec lequel elles ont été accueillies, elles restent malgré tout de bonne facture. Les musiciens se font plaisir et anticipent sur la parution d’un autre chef-d’œuvre de 1970: « Layla & Assorted Love Songs » de Derek & The Dominos, « super groupe » comprenant Clapton et Duane Allman du Allman Brothers Band. Cela dit, étant donné qu’Harrison avait encore en stock des dizaines de chansons restées inédites (en 2001, une version remastérisée d' »All Things Must Pass » comprenait un inédit sublime: « I Live For You »), on peut se demander la direction que ce chef-d’œuvre aurait prise. Mais en attendant, « Toutes les Choses Doivent Disparaître » mais s’il y’en a une à faire avant, c’est d’écouter au moins une fois dans sa vie, cette œuvre maîtresse de mélodies et de spiritualité!

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Musicophage invétéré vivant au rythme de riffs grisants et autres lignes de basses cataclysmiques. Spécialité: musique rock.

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