Motherlovebone.jpgBeaucoup de fans de rock dans le monde apprécient énormément Pearl Jam et à juste titre car ce groupe intègre a traversé les années sans séparation, avec de solides albums et surtout des concerts d’anthologie. Au moment où j’écris ces lignes, la bande à Eddie Vedder sillonne l’Amérique du Nord et s’apprête à entamer une nouvelle tournée eu Europe l’année prochaine. Si vous en avez l’occasion, FONCEZ LES VOIR, ILS SONT INTOUCHABLES SUR SCENE!

Mais pourquoi j’en viens à parler de Pearl Jam alors que le sujet de cette chronique concerne Mother Love Bone? Et bien tout simplement parce que le bassiste Jeff Ament et le guitariste Stone Gossard en ont fait partie. A la fin des années 80 alors que le mouvement grunge en est encore à ses balbutiements dans la ville de Seattle, Mother Love Bone commence à se faire remarquer, en particulier par son chanteur Andrew Wood aussi charismatique qu’excentrique. Selon les témoignages et récits de l’époque, lorsque le groupe se produisait sur scène, il donnait l’impression de se produire dans un stade et hypnotisait le public. Puis le bouche à oreille aidant, après la sortie d’un EP Shine en 1989 et muni d’un contrat avec Mercury Records, Mother Love Bone publiera son seul véritable album Apple en 1990. La compilation Mother Love Bone rassemble ces enregistrements.

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Si beaucoup de groupes ou formations grunge cherchaient à ressusciter le son lourd de Black Sabbath (comme Soundgarden) ou à se remémorer les tables de la loi punk musicale décrétée par les Stooges (comme Nirvana), la bande d’Andrew Wood opte pour un mariage musical inattendu: The Cult et Aerosmith. Leurs chansons sont enveloppées d’une grandeur et d’une majesté qui conféraient souvent à la mysticité. Cela nous a donné des chansons accrocheuses et uniques qui n’auraient pas pu être enregistrées par un autre nom. This Is Shangrila, Stardog Champion Stargazer ou Heartshine sont de pures merveilles. Mais il serait injuste de faire l’impasse sur Chloe Dancer/Crown Of Thorns, somptueuse ballade incluse à l’origine sur Shine et que l’on retrouvera en 1992 dans l’excellente bande originale du film Singles en 1992. Pearl Jam la jouera de temps à autre en concert.

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Avec de telles chansons et un groupe emmené par un singulier leader, tout semblait réuni pour que Mother Love Bone soit promis à un bel avenir. Hélas! Au printemps 1990, peu de temps avant la sortie d’Apple, Andrew Wood mourra d’une overdose d’héroïne. Mais il ne sera pas oublié puisque les futurs membres de Pearl Jam et de Soundgarden s’associeront sous le patronyme Temple Of The Dog pour lui enregistrer un album hommage à la fin de l’année. Dans la catégorie des « might-have-been », Mother Love Bone occupe donc une place de choix. Mais comme on dit: on ne refera pas l’histoire!

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Musicophage invétéré vivant au rythme de riffs grisants et autres lignes de basses cataclysmiques. Spécialité: musique rock.

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