Fidèles sujets, Bonsoir.
La dernière fois je vous ai compté « Napoléon : Total War », et j’espère que ma mise en garde sur cette attrape-nigaud vidéoludique a été entendu. Néanmoins on ne va pas jouer les rabats joie à chaque fois que l’on se retrouve, alors aujourd’hui je vais vous présenter un titre original et indispensable pour votre bibliothèque.
Vous aimez les grands espaces ? Les grands chapeaux ? Les hommes sentant bon le sable chaud, la crasse et les visages patibulaires ? Vous crachez votre chique sur les enfants, et votre passe temps dominical favori est le tir au mexicain ? EH BIEN, vous allez adorer:
« CALL OF JUAREZ : BOUND IN BLOOD »

EH OUI bande de cul-terreux et de pieds tendres, le far west débarque ! Alors, pour une fois, ce n’est pas la guerre (quoique vous aurez le droit à une phase de guerre de sécession en guise de tutoriel), mais ce n’est pas la paix non plus. En effet vous allez interpréter les deux personnages ci-dessus, les frères Ray (le gros) et Thomas (le petit) Mac Call, qui auront vite fait de tomber dans la criminalité et les magouilles de desperados.
« Call of Juarez : Bound in blood » est un FPS (Tir à la 1ere personne), sorti en 2009, et faisant partie de la licence des Call of Juarez, au nombre de 4 à ce jour. Le premier posait les bases du genre, le 3ème est un étron fini (à éviter à tout prix), le 4ème est très sympa mais fait plus office d’add-on pour rattraper le coup. Le second, celui que nous allons voir aujourd’hui, vaut le détour.
Certes, ce n’est peut-être pas un FPS classique, et il est donc un peu incongru de commencer par celui-ci, néanmoins son originalité et son ambiance méritent d’être mises à l’honneur.
En effet l’action se déroule en 1865, à la fin de la guerre de sécession, période sombre des Etats-Unis. Les frères Mac Call, faisant parti du camp sudiste, quittent leur régiment en plein combat afin de retrouver leur mère malade. Mais ces salauds de yankees ont tout saccagé, et la mère y est passée. Ils retrouvent leur 3ème frère, qui est pasteur, et ne partage pas les pulsions meurtrières de ses 2 frères (et les nôtres non plus du coup). Celui-ci sera le rabat-joie et le narrateur tout au long du jeu. BREF, vous massacrez les bleus, vous fuyez, vous butez un shérif, vous fuyez au Mexique, vous butez un bandit, vous fuyez chez un autre bandit rival du défunt, et là, on vous dit « tu veux trouver le trésor de Juarez » ? Et c’est parti pour la chasse aux indiens, aux Mexicains, aux anciens sudistes, les légendes Aztèques/Mayas viennent s’en mêler, sur fond de rivalité amoureuse… L’histoire est sympa, offre son lot de rebondissements, même si c’est un peu le bazar. Elle à le mérite d’être suffisamment longue pour offrir un solo fourni et varié, et c’est surtout ça qui nous intéresse.

Parlons donc de l’ambiance ! Ce que le jeu nous propose là n’est pas un western John Wayne bien léché, mais un far west spaghetti bien crasseux, avec des protagonistes aux tronches impossibles.

Salut beau brun…

Vous aurez également droit aux grands espaces et autres villes minières, aux forêts, aux lacs, aux déserts… Tout est fait pour vous plonger dans l’époque, c’est immersif, et ça fait plaisir. Certes, on a bien le droit à quelques clichés, mais c’est le cas de tout bon western non ?

Une fois vos bottes enfilées et vos colts chargés, passons au gameplay. Certes, c’est un FPS, donc rien de bien sorcier : vous pointez avec la souris, vous cliquez, ça tire, l’ennemi est occis, next. Mais une chose donne du charme à la gâchette : les armes ! En effet, pas de fusil d’assaut, de mitrailleuse ou autres bouches à feu des temps modernes. Il faudra vous « contentez » des bon vieux revolvers à poudre noir, six coups maximums. Le rechargement se gère, car c’est un peu long. Mais du coup, si vous vous loupez, planquez vous ! Parce que l’ennemi ne va pas vous ratez lui. Cela rend l’action nerveuse et vive, les coups de feu s’échangent en abondance, et on a vraiment l’impression d’être le meilleur tireur de l’ouest.

Afin d’accentuer cette impression, les développeurs ont également mis un place un système de bullet time, qui permet de plomber les ennemis au ralenti. Vous « programmez » les tirs que vous comptez effectuer, puis le temps reprend son cours, et la poudre se déchaîne ! Votre perso dézingue à tout va, et tous les corps de vos ennemis tombent en même temps. Jouissif.

Envie d’une sucrerie ?

A chaque début de missions, vous devez choisir entre l’un des 2 frères, qui changeront sensiblement le style de jeu. Le grand est un bourrin, qui manie 2 pistolets simultanément et passe par la grande porte. Le petit est plus discret, manie un seul pistolet à la fois, mais peut tirer silencieusement à l’arc comme Rambo, ou faire Tarzan avec son fouet. A chacun de voir ce qu’il préfère, mon goût allant nettement au barbare…
Le système narratif est linéaire, vous suivez les missions que le jeu vous impose. Mais pour casser cette routine, à 2 reprises dans le jeu, vous êtes lâché dans un immense espace ouvert, ou vous êtes « libre » d’effectuer quelques missions, un peu à la GTA. Ceci a pour but de vous faire gagner de l’argent, qui va vous permettre de vous payer des munitions et de nouvelles armes. Ce système est très appréciable, car il donne la possibilité de personnaliser votre personnage. Si vous vous débrouillez bien, vous pourrez jouer les kékés avec de splendides pétoires en or.

Quelques succès cachés sont également à débloquer, qui vous permettront d’entendre des vannes de cow-boys entre les deux frères, sympathiques, mais pas de quoi retourner le jeu dans tous les sens, il y a déjà bien assez à faire avec les vilains. Enfin, pour finir, vous aurez le droit à un multijoueur, qui lui n’a pas grand-chose d’original par contre. Des matchs à mort par équipes, et autres modes classiques, pas de quoi s’emballer, c’est bien le solo qui est le plus excitant.

« Call of Juarez : Bound in Blood » est vraiment un titre à posséder. Outre l’originalité dans l’action et l’ambiance, c’est également un fps solide et efficace. L’IA n’est pas à la traîne, même si elle ne montre pas d’ingéniosité particulière mais elle rate rarement son coup et des parties en mode difficiles peuvent virer au calvaire si on ne fait pas attention.
Il est regrettable que trop peu de jeux sortent sur ce thème, l’ouest américain… Bien sûr, je vous vois venir, esprits mauvais et sombres philistins, avec votre « Red Dead Redemption ». Eh bien… Vous avez surement raison ! Sauf que voilà, votre serviteur est un joueur PC convaincu, et ne dispose d’aucune console moderne. Or, ce fameux GTA du far west n’est pas sorti en version PC. C’est un choix extrêmement regrettable, et ce Call of Juarez est une alternative viable pour ceux qui n’aiment pas payer un jeu 70€. Néanmoins, à ceux qui sont équipés de ladite console, je vous conseil vivement ce Red Dead Redemption, dont on ne m’a dit que du bien.

Sur ce, je vous embrasse, et bonne chance.

Kamaradniet.

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Spécialité: jeux vidéo indépendants.

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3 Comments

  1. Je ne peu qu’approuver: très bon jeu ! De même pour Red Dead Redemption. J’attend un article/avis sur le dernier Juarez, 00ced 😀

    1. Ahah, je ne sais pas quel sera le prochain sujet de Kamardniet, notre cher préposé aux jeux PC !

      Merci pour ta visite sur le blog 😉

  2. Pingback: Defcon, quand la Guerre Froide se réchauffe | CTCQJ !

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