Peuple de France, bonjour.

Par ces mots s’ouvre ici sur ce site hautement culturel une rubrique de critique nouvelle, qui s’inscrit dans l’air du temps, la modernité et le progrès. Je veux bien sûr parler des jeux vidéo ! Banal me direz-vous ? Vous n’auriez pas tort…
A l’heure ou des sites titanesques tels que Jeuvideo.com ou Gamekult sont capables de vous sortir des critiques sur tout, même le pire étron commercialisé à la va vite sous forme de bêta, vous seriez en droit de vous demander ce que mon avis pourrait bien apporter de plus face à de tels professionnels. Et comme nous savons tous que l’Ancien Testament c’est des foutaises, et que David n’a jamais triomphé contre Goliath, j’ai donc décidé d’essayer d’apporter autre chose qu’une simple critique : cette rubrique va tenter de faire le répertoire de jeux simples d’utilisation, peu ou pas connus, de façon plus ou moins intelligente. Et tout cela sans ordre chronologique de sortie. Parce que je ne sais pas si vous avez déjà essayé de vous balader dans un rayon de jeu vidéo, ou pire, dans le magasin Steam online, mais une chose est ceraine: c’est un ENOOORME BORDEL. Tout les styles de jeux se jettent sur vous: stratégie, fps, mmo… et le vendeur vous dit rarement lequel est mauvais…

Bref, que vous soyez un néophyte ou un guerrier du pc, il serait bon de remettre un peu d’ordre dans tout cela, afin d’investir dans des bijoux cachés à peu de frais, et de référencer les valeurs sûres mais aussi de se méfier de certains succès commerciaux, qui doivent plus à leur service marketing qu’à leur qualité propre (NON, « candy crush saga » n’est pas un vrai jeu …).

Bon, il est temps de s’y mettre.

Et pour ce premier article, je vous propose de commencer du bon pied, par un jeu peu connu, mais d’une efficacité impitoyable. Je veux bien sur parler de …

MULTIWINIA !!! LA SURVIE DU PLUS PLAT.

Mouais. Bon, j’avoue, on ne commence pas par un blockbuster. Mais que sa nature intimiste ne vous leurre pas : le bougre cache bien son jeu (ayez pitié du jeu de mot, ne le relevez pas).
Mulitiwinia est un jeu de stratégie en temps réel, sortie en septembre 2008, et développé par Introversion Software.

C’est la guerre (encore et toujours, et c’est ça qu’est bon). Dans le monde virtuel de Darwinia vivent les multiwiniens, sortes de petits bonhommes touts plats. Ils ont l’air très mignons et pacifiques comme ça, mais ont en vérité des velléités tribales franchement sauvages. En effet, on ne sait pour quelles raisons, ils s’entretuent dans d’immenses batailles rangées où ils sont déchiquetés comme du vulgaire papier par leur congénères. Voilà pour le speech, simple et minimaliste. Horrible me direz-vous ? Pas du tout ! Car en vérité il n’y a absolument aucun attachement à ces pauvres créatures, qui ne sont que de la vulgaire chaire à canon (pour assouvir nos désirs de puissances, uhuhuh).

Comme vous vous en doutez, le joueur prend les commandes de l’une des tribus, et c’est parti pour la baston. L’immersion est direct, car il n’y a pas de campagne solo, mais cela n’appauvris nullement le jeu. Pour jouer, vous devez directement lancer une partie « skirmish » (solo ou multijoueur). Vous devrez y respecter les règles de la partie que vous aurez choisie, qui durera 10 minutes en moyenne (à moins que vous ne changiez les paramètres). Vous affronterez votre (vos) adversaire(s) et bien sûr, devrez en triompher. Heureusement pour nous, le jeu propose un didacticiel simple et efficace, qui vous apprendra les bases. Il n’est pas bien long, car le jeu est clair une fois les 4 ou 5 mécaniques maitrisées.

Mais sans plus attendre, parlons du gameplay. Vous arrivez sur une carte au décor pixelisé, et au ciel ombrageux. Sur la carte se trouvent différents portails de téléportations, par lesquelles vos multiwiniens débarquent en masse. Vous pouvez les faire se déplacer après les avoir sélectionné, mais c’est un peu la cohue, ça grouille dans tout les sens.

Vous allez alors vous précipiter pour prendre d’autres points de téléportations, pour avoir plus de bonshommes, et constituer votre force. Il commence à y avoir du monde, et quelques accrochages surviennent avec les tribus ennemies. Vous vous retrouvez alors avec une sorte de masse insectoïde de soldats, indisciplinés et pleutres. Ils sont néanmoins capables de lancer des grenades dans les rangs ennemies. Afin d’aboutir à une armée digne de ce nom, vous allez nommer des officiers ! Ceux-ci auront 2 utilités : orienter les nouveaux arrivants automatiquement à leur arrivée sur la carte vers l’endroit de votre choix, ou bien constituer… des troupes !!!

Et LA, les choses sérieuses commencent. Les multiwiniens deviennent disciplinés, ne reculent devant rien, et tirent des lasers par centaines bien plus loin qu’auparavant. Néanmoins ils ne peuvent plus lancer de grenades.

A ce moment de la bataille, vous lancez vos forces sur l’ennemi, et tentez d’accomplir l’objectif fixé. Les combats sont violents, incessants, bourrins, esthétiquement beaux, et simples. La tactique prévaut sur la stratégie, mais rien ne vous empêche de vous lancer dans des mouvements d’encerclements, de contournements… Même si ceux-ci ne vous garantiront nullement le succès, car à Darwinia, c’est surtout la force du nombre qui compte !!!

De nombreux styles de parties sont possibles : Domination, prenez le contrôle de tout les téléporteurs ; Roi de la colline, prenez une position et tenez là ; Capture de la statue, ramenez d’énormes totems vers votre base pour marquer des points ; Assaut, prenez une forteresse tenue par l’ennemie en un temps limité ; Courses aux étoiles, construisez votre fusée avant l’ennemi et quittez Darwinia ce trou à rat ; et enfin Blitzkrieg, ou il faut prendre des points clés afin de progresser, comme une ligne de front.

Afin de pimenter les parties, vous aurez droit à des renforts providentiels, telle que des frappes stratégiques ou des tourelles. Ceux-ci sont lâchés du ciel et vous devrez allez les chercher si vous voulez prendre l’avantage, et ce malgré les combats. Notons au passage un choix curieux de la part des développeurs pour ce qui concerne les tourelles : vous pouvez en prendre le contrôle en vue à la première personne.

(YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA.)

Choix décevant, qui casse un peu le côté stratégique de la chose, mais aura au moins le mérite de nous soulager d’une mauvaise journée, ou d’une défaite cuisante face à l’IA (plus que coriace en difficile, et parfois en normal). Si cela vous rebute, vous pourrez toujours laisser vos soldats s’occuper de cette défense, la prise de contrôle en FPS étant optionnelle.

Une fois que vous vous sentirez aguerrie, vous pourrez alors vous tourner vers le côté le plus excitant de tout jeu de stratégie qui se respecte, le multijoueur. Qui est, je le reconnais… totalement vide. En effet il ne faudra pas espérer trouver une partie en cours par hasard, il n’y a pas assez de joueurs qui connaissent ce jeu. Néanmoins, il existe une parade pour les utilisateurs de Steam, c’est le groupe Multiwinia, assez actif, et comptant de nombreux membres. Cela vous offrira directement un répertoire de joueurs potentiels. Pour les autres, rushez sur Teamspeak et invitez vos potes 😉 C’est autre chose qu’une partie de Scrabble avec votre petit frère.

Ainsi donc, voici un classique intimiste, qui cumule les bons arguments : configuration évidemment très légère vu le minimalisme des graphismes, un gameplay très simple et une prise en main immédiate, pour des combats acharnés et rapides. Tout cela pour la somme de 10 euros ( arf, jeu indépendant oblige). Là encore, il est régulièrement soldé sur Steam durant les fêtes. Sachez enfin que ce jeu est disponible pour mac os histoire que ces engins servent à autres choses qu’à faire joli. Gniarkgniarkgniark.
C’est pourquoi je vous invite donc vivement à posséder ce titre dans votre ludothèque. Bref, c’est une valeur sûre !!!

Sur ce, bonsoir, et bonne chance.

Kamaradniet.

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Spécialité: jeux vidéo indépendants.

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