Le dernier volet de la trilogie Transformers sort aujourd’hui sur les écrans français et promet de ramasser encore une fois un sacré paquet de blé. Beaucoup de monde dans la salle, pas mal de pré ados certainement trop intelligents pour moi et ma paire de lunettes 3D posée sur ma paire de lunettes de vue : la classe. Le hype produit par les teasers et autres bandes annonces survitaminées qu’on nous propose depuis quelque mois s’apprête sans l’ombre d’un doute à rentabiliser les 150M$ utilisés pour le film.

N’ayant jamais vu le 2 afin de ne pas être éternellement dégouté des robots géants, ma comparaison se basera plutôt sur le premier film sorti en 2007 qui était pas mal mais souffrait des trop nombreux clichés du genre… Alors, trois fois plus de bonheur cette fois ?

SCENARIO : Transformers 1.2

Tout démarre en 1969, l’homme s’apprête à marcher sur la Lune. Officieusement pour montrer la puissance américaine face à l’ennemi russe mais officiellement pour analyser les débris d’un vaisseau extraterrestre échoué quelques jours plus tôt sur notre satellite naturel. Secret défense donc. Malgré déjà deux guerres de robots su Terre, les naïfs humains ne révèlent que bien tard la présence de ce vaisseau aux gentils Autobots. C’est donc reparti pour une baston géante avec comme terrain de jeu notre belle planète bleu (surtout les USA en fait). Mais va falloir se bouger les fesses car ces bad guys de Decepticons veulent tout bousiller pour se reconstituer une autre planète ! Bande de salopards.

On espérait un effort coté scenario et cela commence avec de bonnes intentions. A l’image du dernier X-Men c’est un véritable détournement de l’Histoire avec le sens caché du premier pas de l’homme sur la lune, l’introduction est excellente. On se retrouve même un petit peu plus tard à Tchernobyl où les Russes y avaient réalisé quelques expériences après les découvertes (cachés) du satellite Spoutnik. Malheureusement le naturel revient vite avec une narration hyper déjà vue à base de répliques vaseuses, twists a deux euros cinquante (soit bien moins que le prix d’une place en 3D) et un héroïsme en pain d’épice omniprésent. Finalement, pas de grosse différence avec le 1 même si l’idée de base avait vraiment de la gueule.

CASTING/PERSONNAGES : Faiblard

Un point qui m’avait déplu dans le premier Transformers et qui ne s’est pas vraiment amélioré dans celui-ci. Shia LaBeouf demeure un acteur qui m’énerve au style d’ado retardé. La potiche Megan Fox est remplacée par une ultra potiche du nom de Rosie Huntington-Whiteley, c’est d’ailleurs elle qui ouvre le film avec… sa paire de fesses (qui plus est en 3D) ! C’est dire son utilité ou plutôt son inutilité chronique durant les 2h37 que dure le film. Pour le reste il y a de la guest star: Patrick Dempsey dans le rôle d’un méchant sans charisme ni capacité de réflexion, Ken Jeong (le « chinois » de Very Bad Trip…) surjoue moins que d’habitude (ouf), Mister John Malkovich qui a tout mon respect malgré une dernière apparition totalement inutile et surtout Buzz Aldrin, sacré clin d’œil qui se révèle être LA star du film. En gros, cela signifie que les personnages sont toujours aussi plats et inintéressants pour la plupart. Côté robot c’est un peu mieux mais il faut bien s’adapter au grand public.

MISE EN SCENE : Explosif

Michael Bay est dans son élément. Transformers 3 a été tourné entièrement en 3D donc pas de traitement informatique moyen en post production comme risque de l’être le prochain Harry Potter. On comprend vite que le scénario n’est qu’un prétexte au combat final qui doit durer pas loin d’une heure. Bay est un gomme d’action et c’est justement dans les scènes de destruction massive qu’on en prend pleins les yeux. Avec un budget colossal, le réalisateur s’est permis une guerre dans un Chicago dévasté. Ça pète de tous les côtés, l’action est d’une intensité rare et les effets sont de toute beauté (la destruction d’un building par une sorte de chenille broyeuse est LE moment du film). Les robots sont très bien réalisés avec des animations à couper le souffle. Enfin quelques bullet times à la Matrix viennent apporter une certaine classe.

BANDE SON : 

Le thème principal est remis sous plusieurs sauces et s’avère être une réussite. Cependant le tout est complété par des morceaux pop rock sans gout qui dénaturent le film. Les effets sonores sont au poil.

INTERET

La trilogie Transformers se finit comme elle a commencé c’est à dire après une énième guerre. On espère que les Decepticons ont enfin compris la leçon car ce troisieme volet est à la limite de passer à la trappe à cause de son scenario et de ces personnages sans grand intérêt. L’effet 3D est réussi et servi par une mise en scène 4 étoiles durant les scenes d’actions. Je ne me rappelle pas avoir vu un film aussi survitaminé depuis longtemps et confirme Michael Bay comme un maitre du genre.

Attention car la recette n’est peut-être pas éternelle !

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Fondateur de CTCQJ un poil cinéphile mais aussi rockeur du dimanche, historien déchu, astronome nul en maths et amateur de foot croate. Spécialité: cinéma.

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9 Comments

  1. Je trouve ta critique abusive est trop pessimiste, vraiment.
    Quel dommage !

    1. C’est vrai que je n’y suis pas allé de main morte avec ce film mais c’est finalement bien ce qui en ressort à mon gout. Je fais peut être une overdose de blockbuster à très gros budget…

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