Aussitôt sorti, aussitôt adulé par tous. A la fois film d’action, d’ambiance, sentimental et surtout thriller, Drive est t-il overrated comme disent les gens branchés ?!

SCENARIO – Drive, drove, driven

The Driver (on ne connait pas son nom) bosse comme cascadeur pour le cinéma et de temps en temps comme chauffeur de nuit pour truands en tous genres.

C’est dans son nouvel appart de Los Angeles qu’il tombe amoureux de sa voisine attendant la sortie imminente de prison de son mari. Cet évènement  n’est pas sans conséquences puisque le désormais ex taulard a quelques dettes à payer sans quoi la vie de sa compagne et de son fils sont en danger. Driver vient alors à son aide pour, au fond de lui, sauver celle qu’il aime mais le casse d’une agence de prêt sur gage ne se déroule absolument pas comme prévu…

Drive est un peu l’histoire d’un homme qui cherche sa voie, la rencontre de sa voisine de palier va l’emmener dans une sale histoire de trahison et d’argent sale. Dès le pré générique, on rentre immédiatement

Il y a des têtes qui vont gicler !

dedans, Driver tente de fuir la police pour des malfrats qu’il transporte. Dans la voiture, personne ne parle. C’est ici la première force de Drive: ses silences d’une puissance inouïe qui prennent encore plus de sens dans l’histoire d’amour avec Irène où les regards et les gestes remplacent les mots.

La trame scénaristique se développe tout doucement mais efficacement jusqu’à l’élément perturbateur qui arrive bien plus tard que l’on ne le pense ! Le côté bad boy du Driver ramène au bon vieux Taxi Driver de Scorsese avec des pics d’actions d’une rare intensité (attentions aux sursauts !) et des courses poursuites extrêmement pêchues.

Drive aurait pu atteindre le nirvana sans une dernière partie trop conforme et forcement décevante au vu de la qualité du film jusque-là ! Deuxième bémol, l’histoire ne tourne en fait qu’entre les mêmes personnages et il est difficile de croire que le monde est si petit…

PERSONNAGES / CASTINGS – Deux seuls sentiments universelles : empathie et amour

Ryan Gosling a officiellement gagné ses galons à Hollywood avec une superbe performance dans la peau de ce personnage rempli de mystère. Même constatation pour la révélation de Never let Me Go Carrey Mulligan ; ce n’étaient pas des rôles faciles.  Les méchants ont tous de bonnes gueules de cinéma comme Ron Perlman qui contribue à ce casting foutrement réussi.

MISE EN SCENE – You talking to me ?!

Le prix de la mise en scène à Cannes s’avère amplement mérité, caractérisée en particulier par des jeux de lumières bluffant. La force des silences résulte aussi de cette mise en scène extrêmement travaillée et d’une qualité digne de ce qui se fait de mieux. Nicolas Winding Refn est un excellent réalisateur et le prouve enfin aux yeux de tous dans Drive (on lui excusera son très très étrange Valhalla Rising).

BANDE SON – L’appel de la nuit

Il y a finalement très peu de musique hormis le thème principal qui restera gravé dans votre tête à la sortie du cinéma avec les superbes plans nocturnes de Los Angeles. Cocorico puisque c’est Daft Punk qui réalise en partie celui-ci ! Les sons électroniques ont un style 80’s, Drive a une vraie identité visuelle mais aussi musicale. Les poursuites et les scènes violentes sont dénuées de bande son pour accentuer l’intensité et le réalisme des actions.

INTERET

Drive est une pure réussite et mérite son rang de film culte. A le croisée des chemins entre des références aussi glorieuses que Taxi Driver, Collateral ou Grand Theft Auto (!) avec une pointe de Tarantino. 10M$ suffisent pour faire des trucs splendides, beaucoup devraient en prendre de la graine !

L’originalité et la force émotionnelle du film lui pardonne sa fin un peu décevante car on tient peut être le meilleur film de l’année 2011.

 

Lisez aussi l’avis de fan de Ciné !

 

 

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Fondateur de CTCQJ un poil cinéphile mais aussi rockeur du dimanche, historien déchu, astronome nul en maths et amateur de foot croate. Spécialité: cinéma.

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8 Comments

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  3. Ce film est génial et la patte de Refn est toujours présente même avec ce nouveau côté sentimental qu’il n’avait pas vraiment expérimenté.

    1. Il risque maintenant d’être attendu au tournant, son prochain film sera peut être le plus compliqué ! :)

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