Vu en version 2D

Ma purge cinématographique post-retour de vacances s’achève au son de Captain America qui marque le début d’une série de six films (dont 3 Avengers). Le deal est simple: connaitre le succès dès cet épisode car le risque de ce genre de projet sur le long terme est dangereux, beaucoup n’en sont pas sortis indemnes. L’acteur principal Chris Evans avait refusé le rôle deux fois avant de se rétracter. Avait-il raison ?

Dédicace à la salle bourrée de gamins qui mériteraient une claque à chaque pop corn ingurgité (ca risque de faire mal à la main par contre).

SCENARIO : Devenez-vous même

Nous sommes au début de la Seconde Guerre Mondiale et Steve Rogers est un petit gars pas bien gros qui veut à tout prix servir son pays au sein de l’US Army. Après moult échecs dues à ses faiblesses physiques, son abnégation lui vaudra de participer à une expérience visant à le transformer en super soldat. Ainsi, en quelques minutes, le filiforme Rogers devient une bête de muscles avec des capacités développées: endurance, combat,… Captain America devient alors le nouvel Oncle Sam et traverse les Etats Unis à travers son costume de comics des années 40 pour encourager l’action militaire américaine. Mais le principal intéressé en a marre et va se la jouer sur le terrain pour dégommer une filiale nazi spécialisée dans des expériences génétiques dangereuses visant à la destruction des Etats Unis (originale).

Comme tout bon prologue qui se respecte, on découvre le super héro avant sa transformation. Période qui demeure finalement assez courte pour se plonger rapidement dans de la baston sans queue ni tête. La faute revient à l’organisation Hydra, qui bosse pour les nazis et prévoie de foutre un sacré bordel avec leurs expériences scientifiques. Alors que nous sommes en pleine guerre, on s’aperçoit que les Alliés se battent en fait contre cette foutue organisation et que les nazis n’existent presque pas ! Le pire est que le machiavélique objectif est de bombarder (en premier) les Etats Unis. En gros, l’époque 39-45 est bafouée et remplacée par un truc aussi surréaliste qu’inintéressant, le tout saupoudré d’une bonne dose de répliques insignifiantes. Sachant qu’on est passé au film réaliste depuis The Dark Knight, le genre s’avère ici dépassé. Le début et la fin de ce Captain America sauve un peu la mise avec une introduction à Avengers, l’alliance de super héros Marvel qui sortira au printemps prochain.

CASTING/PERSONNAGES : Le mal ? C’est moi… et Schmidt !

Côté casting c’est quand même du lourd. Chris Evans dans le rôle de Captain America est pas mal du tout, il n’en fait pas trop et dégage une certaine classe. Pour ceux qui se le demandent, le Rogers aminci est une version retouché aux effets spéciaux. Evans est un bloc et n’a en rien fait de régime drastique à la Christian Bale. Big up pour madame Hayley Atwell aussi délicieuse que dans Les Piliers de la Terre d

ans un rôle finalement assez masculin qui lui permet de ne pas être un pot de fleur. Tommy Lee Jones en vieux général impose le respect et l’agent Smith Hugo Weaving remontre le bout de son nez sous les traits de Schmidt alias Red Skull. A noter les apparitions du père de Iron Man sont appréciables.

Et paf, on croirait que c’est un casting qui rocks mais le personnage incarné par Weaving est juste… une blague ! Le méchant du film, à la tête de Hydra soit disant plus bad boy que les nazis et Hitler réunis est un sosie de Fantômas mais en rouge. Si vous rajouté par-dessus une VF calamiteuse (et oui, j’ai pris le risque) à base d’accent allemand dégueulasse [ja, nouss afons les moyens de fou faire parler] et une armée qui ressemble aux Hellgasts de Killzone qui crient « Heil Hydra » en levant les deux poignets, on applaudie des deux pieds le côté comique de la chose. Voici donc comment gâcher tout un truc avec des méchants mais vraiment pas crédibles du tout.

Bonjour, je suis le frère de Fantômas mais mes amis hellgasts m’appellent Red Skull

MISE EN SCENE : Ventre mou

Sachez-le, la 3D est dans ce film un moyen de rajouter quelques euros sur votre billet de ciné. On voit très bien que seuls quelques plans en bullet-time veulent vous en mettre pleins les yeux mais le reste ne mérite sans doute pas le détour (traitement informatique en post-production). L’ambiance des Etats Unis des années 40 est vraiment bien retranscrite et permet la réussite de la partie où Captain America est un objet de propagande. Dommage que par la suite, le film ne se résume qu’à des bastons et gunfights qui sont tristement peu inspirés et d’un duel final d’un plat parfait. Bon, les actions avec les boucliers sont jouissives, c’est toujours ca de pris. Dernier petit bémol sur la nouvelle tenue du Capitaine Amérique qui ressemble plus à une combi en mousse qu’à un alliage de super héro (on préfèrera peut être la version old school, c’est dire). Les mauvaises langues pourront même pester sur les incrustations en écran verts indignes d’un film de l’an 2011.

BANDE SON

Boum, Paf, Crac, [réplique vaseuse]

INTERET

Dur de terminer cet été de blockbusters par un Marvel raté, cela à cause d’un scenario qui tombe, tombe… et de vilains proches du ridicule. Mais comme ce dernier ne tue pas, on les retrouvera dans 2 autres films. Pourtant il y avait de bons acteurs, pourtant Captain America c’est mythique, pourtant X-Men: le Commencent était énorme, pourtant le côté psychologique du personnage semblait bien se développer… Que de regrets mes amis.

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Fondateur de CTCQJ un poil cinéphile mais aussi rockeur du dimanche, historien déchu, astronome nul en maths et amateur de foot croate. Spécialité: cinéma.

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