Gatsby le Magnifique (de Baz Luhrmann)

En Vedette

Gatsby le Magnifique

Vu en 2D

Aux Etats Unis, l’année 1922 rime avec opulence et insouciance. Nick Carraway est un écrivain à ses heures perdues qui emménage dans une petite maison près de New York. Il y rencontre son voisin le richissime Jay Gatsby, célèbre pour ses fêtes régulières et détonantes organisées dans son château. La relation entre les deux hommes va prendre de l’importance puisque Gatsby a besoin de Nick pour retrouver son premier amour habitant la rive d’en face.

L’histoire de Gatsby Le Magnifique se passe durant les années folles américaines, cela instaure directement le tempo puisque la première moitié du film enchaine les festivités plus grandiloquentes les unes que les autres. Dans ce monde où tout semble aller pour le mieux, la découverte du mystérieux Gatsby attise la curiosité. Derrière cet homme à la prestance d’un roi et au discours d’un diplomate, se cache quelqu’un à la psychologie bien moins policée. En effet, il ne cesse de vivre dans l’espoir de revoir son premier amour depuis de longues années et s’est construit en self made man dans le seul but de lui apporter une vie de conte de fée.

Il se trouve que notre cher Nick n’est autre que la cousine de cette fameuse Daisy. Une fois les (très cocasses) retrouvailles organisées, tout cela devient plus compliqué car madame est mariée. Il va falloir prouver à son mari que celle ci veut se barrer incessamment sous peu.

Gatsby le Magnifique : Photo Baz Luhrmann, Carey Mulligan, Leonardo DiCaprio, Tobey Maguire

La fraiche Daisy (Carey Mulligan) entourée de ses amants plus ou moins officiels

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Trance (de Danny Boyle)

TranceSimon est commissaire priseur à Londres et collabore avec des criminels pour voler un tableau d’une valeur inestimable. Il prend un coup à la tête pendant le casse ce qui ne lui permet plus de se rappeler où il a caché la fameuse toile ! C’est donc devant un hypnotiseur hypnotisant qu’il va tenter d’éclaircir ses souvenirs.

Malgré un Oscar, la réalisation de la cérémonie d’ouverture des JO 2012 et la proposition de réaliser le prochain James Bond (qu’il a refusé), Danny Boyle ne prend pas la grosse tête et décide même de revenir aux fondamentaux avec Trance. Pour cela, il a fait appel au scénariste de l’excellent Trainspotting qui lui a permis de connaitre la gloire il y a déjà plus de quinze ans.

En effet, le britannique se lâche dans ce film au rythme ahurissant et dégoulinant d’esthétique. Mis en scène d’une façon extrêmement moderne, dont les fameux plans en biais, Boyle présente un cocktail déchainé de couleurs, de transitions folles et de pyrotechnie. Dès les premières minutes, le casse envoie du lourd. C’est haletant à souhait avec une dynamique poussée à l’extrême par une bande son qui fait péter les baffles.

Il ne faut pas attendre longtemps avant de voir l’ami Vincent Cassel, encore une fois à foutre les jetons avec sa pure gueule de cinéma face à James McAvoy, l’un des meilleurs acteurs britanniques de sa génération. D’ailleurs, un autre blogueur faisait le rapprochement avec Ewan McGregor. Il est vrai que l’on aurait pu inter-changer les deux sans s’en rendre compte !

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Mud (de Jeff Nichols)

Mud - Sur les rives du MississippiDans la cambrousse américaine, sur les bords du Mississippi, deux gamins de quatorze ans font la connaissance d’un homme solitaire et reclus sur une île au milieu du fleuve. Celui ci leur demande de rapporter de la bouffe en échange de quoi il promet de partir et de laisser le bateau échoué sur un arbre dans lequel il vit.

Mud c’est avant toute chose un acteur: Matthew McConaughey. Le quadragénaire enchaine les super rôles dans des films qui le sont tout autant. Il endosse cette fois le costume très cinématographique et quasi mythique du cowboy mystérieux. L’histoire est située du point de vue des deux ados dans une sorte d’odyssée à la découverte du comportement des adultes. Très rapidement, Mud inspire le danger par son relatif look de clodo et son comportement bizarre. Pourtant, comme les gamins, on a envie de mieux le connaitre et de comprendre ses motivations. Le film rappel qu’il ne faut jamais se fier aux apparences.
Pratiquement toute l’histoire se déroule en extérieur sous la chaleur du sud des Etats Unis. Une région parfaite qui donne une impression de liberté et colle parfaitement à l’atmosphère du film. Un road movie régional en somme.

Mud - Sur les rives du Mississippi : Photo Matthew McConaughey

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Stoker (de Park Chan-wook)

Stoker"Vous n’avez pas le monopole du genre !". Voilà ce que pourrait dire Park Chan-wook à Tim Burton tant Stoker s’impose comme un grand film d’angoisse sur fond de ténèbres.

Le père de la jeune India meurt prématurément dans un accident de voiture. Étant fille unique, il ne reste plus qu’elle et sa mère inapte à s’occuper d’elle. Son oncle Charles, étrange personnage qu’elle voit pour la première fois, s’installe avec ces deux femmes blessées pour des motivations inconnues.

Le réalisateur de Old Boy plonge dans le cinéma occidental avec ce que l’on peut considérer comme un hommage à Hitchcock. En effet, Stoker est un film à suspense plongé dans une atmosphère angoissante. Les personnages ont une certaine étrangeté ainsi qu’une part d’ombre qui rend le décryptage de leurs réactions et de leurs comportement bien difficile. Au long du métrage, on suspecte tout le monde de cacher des choses sans savoir lesquelles. Les dialogues sont constellés de blancs terriblement gênants et de sous entendus malsains. La pointe de sensualité et de désir ambiant contribue à cette gêne. Une fois que nous sommes dans le manoir de la famille, on sent que le mal n’est pas loin.

L’attitude des personnages de Stoker est accentuée par les costumes taillés à la personnalité de chacun. Un mélange brillant de classe et de collets serrés complètement hors de mode. Tout cela est propre, droit et laisse finalement peu de place aux couleurs rassurantes.

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Upside Down (de Juan Solanas)

Upside DownDites-moi Upside Down et cette chanson disco de Diana Ross me vient immédiatement à l’esprit. Mais il est temps de quitter le dancefloor pour une critique sans dessus dessous.

Il y a très longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine, deux mondes habités sont quasiment collés l’un à l’autre puisqu’il suffit de lever la tête pour le voir. Les habitants d’En Bas sont considérés comme des parias où sévit la pauvreté et l’exploitation des ressources énergétiques au profit du riche En Haut. Impossible par ailleurs pour les habitants des deux mondes de se rencontrer mais une histoire d’amour peut pousser à toutes les folies.

Cette production franco canadienne est une belle réjouissance. Il est rare qu’un univers comme celui-ci ne soit pas exploité dans un film d’action ou un gros blockbuster ce qui permet déjà d’éviter trop de considérations techniques et encourager le côté poétique. C’est une histoire d’amour mais qui ne pousse pas le bouchon trop loin. Pour nous imprégner dans cet incroyable endroit, les figures de styles sont de sortie et ce tout au long du film pour sans cesse nous impressionner, nous étonner et même nous faire sourire.

Upside Down : Photo

C’est obnubilant et particulièrement curieux de comprendre les mécanismes physiques qui s’y déroulent. Une des lois fondamentales expliquées dès l’introduction dispose que la matière étant attirée par la gravitation de son propre monde, elle finit par brûler lorsqu’elle se retrouve dans l’autre. Lire la suite

Retour sur la saga Potter au cinéma

La saga cinématographique de la dernière décennie était sans l’ombre d’un doute l’adaptation des Harry Potter au cinéma. Devenu d’abord un phénomène littéraire qui a poussé des millions de jeunes à rentrer dans une librairie, la contagion a ensuite touché le box office mondial pour un total de 7,7 milliards de dollars de recettes. Un chiffre juste incroyable qui place la franchise comme la plus lucrative de l’histoire du septième art devant James Bond et 24 films.

Comme nombre de mes conscrits je suis tombé petit dans la marmite grâce à la sortie au cinéma en 2001 de Harry Potter à l’Ecole des Sorciers. Je n’avais jamais lu un des bouquins et la fascination qui m’a été procurée était tout simplement extraordinaire.
Il faut dire que l’adaptation n’a pas été faite avec les pieds. Lorsque la Warner a senti le filon, une équipe s’est formée pour créer un univers fidèle au livre et complétement unique. Les cinq chefs d’orchestre qui ont eu la très lourde de tache de poser la première pierre sont Chris Colombus (le réalisateur), Stuart Craig (le directeur artistique), John Williams (pour la bande son), David Heyman (le producteur) et bien évidemment JK Rowling.

Mais l’apogée de la saga est signé Alfonso Cuaron. Ce réalisateur chilien a pris la place d’un Chris Colombus exténué et donné un nouveau ton aux films. Avec Le Prisonnier d’Azkaban, l’univers gagne en réalisme et Poudlard s’ouvre sur l’extérieur en une entité cohérente. Les jeunes acteurs commencent aussi à prendre du galon et leur jeu devient plus convaincant.

La Coupe de Feu est peut être mon tome favoris. A contrario le film est assez calamiteux à mon gout. En effet, à partir de ce moment là les romans deviennent bien plus épais et donc de véritables casse-têtes pour les scénaristes. Le film est un ramassis de scènes d’actions dont seul le final dans le labyrinthe et la rencontre avec Voldemort ont de la gueule.

On touche alors un point faible de la saga Potter. Je crois que le départ de Colombus et surtout de Cuaron ont fait assez largement baissé le niveau. Mike Newell semble avoir été pris par défaut… Sa bedaine, son béret et son gilet n’auguraient déjà pas que du bon. Par la suite, et jusqu’à la fin, David Yates prend les rênes. Un choix d’autant plus contestable que son CV assez misérable ne colle pas franchement avec l’envergure de la saga. Son boulot n’est quand même pas dégueu, surtout pour le dernier épisode, mais mon grand regret et mon incompréhension perdura sur ces choix de réalisateurs. Leurs influences sur le produit fini sont trop fortes, alors qu’ils ne devraient être que des pions au service du mythe (comme pour James Bond). Lire la suite