Football, salaires et populisme

Son nom est dans toutes les bouches, passe en boucle sur les chaines d’infos et sur les sites de foot: Zlatan Ibrahimovic est bien la nouvelle superstar du championnat de France. Le nouveau joueur du PSG ayant brillé à l’Ajax d’Amsterdam, à Barcelone, à la Juventus ou encore au Milan AC marque le début d’une nouvelle ère pour notre Ligue 1 pourtant peu habituée à accueillir des cadors.

Cependant, pour faire venir celui qu’on compare désormais à la Joconde, les propriétaires qataris du Paris Saint Germain ont dû sortir le chéquier pour  le salaire du bonhomme qui est désormais le troisième footeux le mieux payé de la planète derrière Eto’o (Russie) et Drogba (Chine), partis finir leurs carrières plus tranquillement en se permettant un dernier pactole avant de raccrocher les crampons.

Mais attention, n’oubliez pas que nous sommes en France. Le pays des rouspéteurs qui commencent déjà à tirer à boulets rouges sur le joueur suédois pour son salaire jugé indécent. Évidemment que nos amis footballeurs gagnent une montage d’or, qui va au-delà de l’imagination parfois, mais pourquoi toujours vouloir tomber dans une démagogie de bas étage pour garder la face ?

Un salaire "logique"

Le foot est le sport numéro 1 dans le monde entier et a d’ailleurs une dimension qui va bien plus loin. Chaque ville, chaque pays est représenté en partant parfois du trou du cul du monde. Les émotions que cela occasionne sont vraiment inédites et tel un film dont on ne connais jamais la fin, la dimension dramatique revient souvent nous rappeler que les meilleurs scénarios ne sont pas toujours signés Scorsese.

Avec 3 milliards d’humains devant une finale de Coupe du Monde, les retombées économiques sont exceptionnelles. Ainsi, l’achat d’un joueur de l’aura de Zlatan a des répercussions énormes sur la billetterie, la vente de maillot, les contrats publicitaires,… Imaginez le nombre de millions que cela génère ! Il ne fait pas de doute que le salaire versé à la fin du mois est une part de ce chiffre d’affaire occasionné. Les investisseurs ne sont pas bêtes, si ils peuvent donner autant c’est qu’ils pensent gagner encore plus.

Rajoutez à cela que de bons résultats sont aussi un signe de pactole de plusieurs millions par les droits télé de la Ligue 1 ou les performances en Ligue des Champions.

Ce pays qui n’aimait pas le foot

Deuxième raison et non des moindres, le football ne fait pas partie de la culture populaire en France. Quand on regarde en Italie, en Angleterre, en Allemagne ou encore en Espagne la ferveur que ce sport provoque n’a rien à voir avec ce que l’on connait ici. Même celui qui n’est pas amateur de foot aura son club favori et le soutien derrière celui-ci sera sans égal. L’amour français pour le "ballon pied" est trop souvent caractérisé par ce que certains appelle les footix (supporters d’équipes en vogue) même il faut bien avouer que l’équipe nationale donne vraiment le bâton pour se faire battre et ne fait pas avancer la chose.

Tout cela pour dire qu’il faut arrêter la démagogie ! Le football ne concerne que quelques privilégiés d’un secteur économiquement gigantesque, l’État n’aura pas trop à s’inquiéter puisqu’il touchera 11M€ par ans grâce à Ibrahimovic.

Vive le foot.

Vive le sport.

About these ads

Poster un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s