
Vu en 2D
On croyait la franchise Men In Black morte et enterrée depuis 10 ans mais tel un phoenix qui resurgit de ses cendres, Tommy Lee Jones et Will Smith ont de nouveau enfilé le costume pour le tournage de ce nouvel épisode.
Boris, dit l’Animal, est emprisonné dans un pénitencier lunaire pour tentative de destruction de la planète Terre. Après 40 ans de taule, il réussit à s’enfuir et met en place un plan machiavélique. Il veut retourner dans le passé afin de tuer l’agent K qui l’avait empeché de réussir son coup d’autant plus qu’il y a perdu son bras ! Le remuant agent J va devoir lui aussi voyager dans le temps, en 1969 pour éliminer les deux Boris au côté d’un K plus jeune et plus locace.
Le voyage dans le temps est un thème habituel de la science fiction qui s’avère toujours efficace. Au lieu de nous proposer un énième film redondant, découvrir les Men in Black en 1969 permet de changer un peu l’univers et de modifier les mécanismes huilés des deux précédents opus.
Choisir cette date est un bon choix puisque cela permet d’inclure un contexte historique qui est la conquête de l’espace. Je suis toujours très frillant de ce genre de réécriture de l’Histoire et même si on passe par quelques exagérations et incohérences, c’est un vrai plaisir de voir le final en plein Cap Canaveral quelques minutes avant le décollage d’Appolo 11 vers la Lune. Par ailleurs, il y a même une scène très sympathique où l’on découvre "la vraie" identité d’Andy Warhols.
Années 60 oblige, le Tommy Lee Jones jeune est incarné par l’excellent Josh Brolin. Avec sa grosses tête de cowboy il représente parfaitement le taulier texan, comme une sorte de passage de flambeau entre les deux hommes. Will Smith est quand à lui égal à lui même, parfois drôle et parfois lourd dans le style Eddie Murphy du black pitre et grand parleur.

Dernière mission pour J et K ?
Petit big up pour Michael Stuhlbarg (Boardwalk Empire, A Serious Man) dans un rôle innatendu et croustillant.
Men in Black III est un bon divertissement avec moins de prétentions que son prédécesseur malgré un budget béton de 215M de dollars. Il ressort un côté science fiction retro assez plaisant d’autant plus que ce voyage en 1969 réoxygene un film qui démarre pourtant assez moyennement. Pas toujours drôle, assez téléphoné (surtout une partie de la fin que l’on sent venir de très très très loin) mais suffisamment sympa pour ne pas décevoir.
SCENARIO & DIALOGUES : 6 sur 10
CASTING & PERSONNAGES : 7 sur 10
MISE EN SCENE : 7 sur 10
SON : 7 sur 10