Mon irrémédiable envie de musique s’est traduite par le visionnage (et surtout l’écoute !) récent d’un live des Bon Jovi de la tournée qui a suivi la sortie de leur plus grand succès commercial: l’album Crush.
Branchons la machine à remonter le temps à un âge où Lady Gaga n’existait pas (le rêve !) mais où CTCQJ n’était même pas dans mes projets ambitieux de prise de contrôle du monde…
Bon Jovi c’est avant tout pour moi un groupe que je qualifierais de « rock entertainment », de quoi se divertir sans trop se prendre la tête. Pas exceptionnels sur le plan des paroles mais bien gratifiants côté instrumentale avec l’inébranlable Richie Sambora. Le groupe existe depuis 1984 et tout au long de sa carrière il n’y a jamais eu de grandes prises de risques artistiques se basant sur un style mit à toutes les sauces. Bon Jovi fait toujours du Bon Jovi et c’est ce qui malheureusement rend bien trop de chansons au même niveau. Mais c’est aussi une machine à hits qui nous a sorti de fameux morceaux comme It’s My Life, Living On a Prayer ou le tout récent We Weren’t Born To Follow couronné de succès. Quand on y regarde de plus près, il ya tout de même pas mal de bonnes chansons !
Le Crush Tour s’est déroulé en l’an 2000 et le DVD nous présente un live estival au stade de foot de Zürich en Suisse. Il y a beaucoup de monde ce qui prouve de l’intérêt constant porté au groupe (quoiqu’en France il passe presque inaperçu). Première petite critique négative, je n’aime pas trop ce genre de représentation pas assez intimiste. La communion est moins bonnes dans ce genre de gros show que dans une salle où une arène plus petite. On appellera cela l’effet U2.
Pour nous mettre direct dans le bain, le groupe nous balance un Living On A Prayer et le plus que distrayant You Give Love A Bad Name. On découvre aussi les morceaux de l’album Crush qui rendent pas mal du tout à l’image de It’s My Life, Two Story Town ou encore One Wild Night (attention, le refrain reste dans la tête). Le groupe met toute son énergie à l’image de John Bongiovi (le chanteur) se dandinant dans tous les sens durant les 2h.
Le guitariste Richie Sambora nous sort des solos à tous bouts de champs où les notes s’enchainent à la vitesse de l’éclaire avec une facilité déconcertante. La relation groupe-public que je notais plus haut se fait sentir, la foule participe bien au show et le groupe y prend du plaisir.
Pour se calmer après plusieurs morceaux rock, on nous sort les chansons plus émotionnelles qui feront peut être chavirer le cœur de ses dames mais en tout cas pas le mien
. C’est un point que je n’aime pas dans Bon Jovi, les chansons plus calmes comme Bed of Roses ou I’ll Be There for You qui transpirent l’eau de rose bizarre à la Scorpion.
Je finirais par les points culminants du concert avec les interprétations d’anthologie. Ma base est qu’un bon live doit avant tout bonifier, sublimer la version studio d’une chanson. C’est le cas avec It’s My Life, Bad Medicine (avec un rappel bien joissif !), Wanted Dead or Alive, le feu d’artifice final Keep the Faith et celui au sens propre.
J’ai donc passé un bon moment devant ce concert de Bon Jovi. Tout ce qui fait le groupe était présent: des solos, des riffs entrainants et du show.